Festival MAR.T.O 2011

MAR.T.O. EN COULISSES

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SPECTACLES

Programmation 2011

Programmation détaillée de la prochaine édition de MARTO

LA NUIT DE LA MARIONNETTE
12 NOV Théâtre Jean Arp I Clamart

CET ENFANT
Joël Pommerat | compagnie La Magouille
16 › 20 NOV Théâtre Jean Arp I Clamart

LE BANQUET
Diego Stirman
18 & 19 NOV Théâtre des Sources I Fontenay-aux-Roses

NOSFERATU
compagnie Bob Théâtre
21 & 22 NOV Théâtre La Piscine I Châtenay-Malabry

ÊTRE, PEUT-ÊTRE ?
compagnie Bouffou Théâtre à la coque I création
25 NOV Théâtre Victor Hugo I Bagneux

MON PÈRE, MA GUERRE
compagnie Tro-Héol
25 NOV Théâtre La Piscine I Châtenay–Malabry

SAVANNA, UN PAYSAGE POSSIBLE
Amit Drori I création
29 NOV › 3 DÉC Théâtre 71 I Malakoff

HAND STORIES
Yeung Faï
2 & 3 DÉC Théâtre La Piscine I Châtenay-Malabry

La nuit de la marionnette 2011

Noctambules à vos marques !
Marathon festif pour amateurs d’événements et de formes manipulées en tout genre, la Nuit de la marionnette ouvre en beauté la douzième édition du festival MarT.O.
Du crépuscule au petit jour, une douzaine de compagnies s’approprieront l’espace du Théâtre Jean Arp à Clamart, du parvis jusque dans les coulisses, en passant par la scène, la salle de cinéma, le bar, le parking ou les escaliers, pour vous tenir éveillés…
Au menu de cette nuit blanche très animée, une quinzaine de spectacles, formes courtes et impromptus. Des créations où, pour la plupart, des propositions encore inédites en Île-de-France, qui offriront une assez large idée de la créativité de la marionnette contemporaine. Le tout pour un prix plus que modique (20€ la nuit !).
Un conseil : prévoyez les munitions (sandwich et petites vivres pour tenir jusqu’à 6h).

Présente il y a deux ans à l’affiche du festival Mar.T.O. avec Crowning glory, Colette Carrigan aboutira sa nouvelle création, 36eme Dessous, lors de cette 3e Nuit de la marionnette. Cette créatrice anglaise installée en France qui mêle marionnettes, théâtre d’objets et ombres possède des qualités de manipulation tout à fait rare.
Présent lui aussi lors de la première édition de la Nuit, Gilbert Epron et sa compagnie le Grand Manipule embarquera le public à bord de ses bricolages loufoques dont le titre, L’Auto vélocipédie manipulatoire, est loin d’épuiser la surprise. Avec ses Entretiens d’embauche, Grégoire Ingold convoque toute une galerie de marionnettes à gaine en castelet pour mieux interroger la réalité (l’absurdité ?) du monde du travail.
Pionnier du théâtre d’objet, Christian Carrignon du Théâtre de cuisine nous en livrera toutes les ficelles ou presque lors d’un spectacle en forme de vraie fausse conférence à tiroirs, Le Théâtre d’objet : mode d’emploi.
La jeune compagnie Karyatides, issue du cocon des “squattages poétiques” de la compagnie belge de la Gare centrale d’Agnès Limbos, s’installe à Clamart avec un dyptique autour de deux grandes figures de l’amour. Madame Bovary qui mêle poupée et silhouettes de papier éclairées à la bougie pour dérouler un roman photo à l’eau de rose et Carmen qui convoque l’esprit du flamenco dans un impressionnant décor miniature, kitsch et flamboyant.
Forme brève et burlesque, Erotic’ Michard, tour de danse d’une marionnette à taille humaine présentée par la Succursale 101, donne à voir un numéro d’effeuillage d’une pro plus toute jeune et plaide pour un droit au frisson charnel bien au-delà de l’âge de la retraite.
La compagnie Rodéo donne également dans le format court avec Solo Ferrari, créé par Simon Delattre à l’École supérieure des arts de la marionnette de Charleville-Mézières, qui évoque la figure tragique de Lolo Ferrari, cette femme qui passa son existence à se faire faire une poitrine toujours plus volumineuse… _ Dans un genre moins licencieux, [Monsieur Watt, de la compagnie La Torgnole, présente une jolie courte forme sur table de nuit pour tout public autour de la vie secrète d’une ampoule bien décidée à se libérer de sa lampe de chevet. Fondé il y a une douzaine d’années par des comédiens, des marionnettistes, des circassiens et des musiciens, la compagnie de la Valise déboule avec deux spectacles très différents : les Reliquats, à l’univers de conte autour d’un goûter fastueux, de rêves enfouis et d’une reine oubliée et L’Aurore où sur un plateau de cinéma miniature, le comédien manipulateur reconstitue quelques séquences du film L’Aurore , chef-d’œuvre de Murnau tourné en 1927. Entre spectacle de rue, théâtre d’objets et cabinet de curiosité, La Ménagerie, de la compagnie belge Defo, ravive un univers très XVIIIe siècle avec costumes et perruques pour interroger de manière quelque peu provocante les mécanismes de pouvoir. Créé à la Chaux-de-fonds, en Suisse, par Andrea Novicov, Dernier thé à Baden Baden, illustre la trajectoire d’un « agent double de père en fils », dans l’univers visuel de Plonk & Replonk, un collectif de créateurs qui travaillent le photomontage humoristique. Quant à La Symphonie électro ménagère, rien de tel pour se maintenir en éveil puisque cette installation sonore débridée, où les appareils ménagers deviennent d’improbables instruments de musique, convie le public à tester lui-même la sonorité des objets.

Comme lors des deux premières éditions, le public est invité à s’inscrire dans des groupes. L’accueil a lieu dès 20h, pour un début de soirée à 20h30. Inutile de préciser qu’il vaut mieux arriver tôt.
Bonne Nuit !

Maïa Bouteillet

LA NUIT 2011


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Innovation remarquable de cette 3e Nuit de la marionnette organisée par le Théâtre Jean Arp de Clamart : le coin dodo au 3e étage, squatté régulièrement dès minuit. Autre bonne initiative, des couvertures en nombre : même s’il faisait nettement moins froid que l’an dernier, avec la fatigue, on est plus sensible.
Une fréquentation en légère baisse (la faute à un week-end du 11 novembre ensoleillé ?) mais de beaux spectacles dans l’ensemble, variés dans leur genre et dans leur forme, adaptés à la soirée : drôles, courts et dans un rapport de jeu très direct avec la salle. Succès assuré en ouverture de soirée avec Dernier thé à Baden Baden, l’histoire plus que trouble d’un agent double en images, en bruitages (à coup de poireaux, choux, ballons, bulles et tutti frutti le tout à vue) et en chair et en os. Puis, pendant que Christian Carrignon du Théâtre de Cuisine se livrait à quelques explications scéniquement démontrées sur les origines du théâtre d’objets et rendait ainsi hommage à la Gare centrale et au Vélo théâtre ; d’autres, avec la Symphonie électroménagère, enchantaient le challand avec des bruitages de chambre à coucher ou de cuisine, en particulier durant les dix dernières minutes du spectacle où le public est invité à bidouiller à son tour…
On en a même vu qui ne voulait plus s’arrêter. On pouvait aussi passer un joli moment chez Mr Watt, drôle de petite bobine à fils et à filaments échappée d’une lampe de chevet et faire halte devant l’Auto Vélocipédie Manipulatoire, rouages biscornus pour se faire du bien, dixit les auteurs de la chose, avant de subir les assauts de la Ménagerie… Soient deux jeunes gens en costumes grand siècle haranguant les badauds (ils viennent de la rue) à coups de promesses lascives, traînant à leur suite un bien étrange cabinet de curiosité. Dans le bureau du directeur, L’Aurore ; dans les loges, Lolo Ferrari ou Erotic Michard ; au bar, Colette Carrigan au 36e dessous et bien d’autres encore, dont certains plusieurs fois au cours de la nuit…
Une véritable performance pour les artistes.
Au fil de la soirée, les groupes se sont défaits et mélangés... c’est la loi du genre ! _ Sur le pont, l’équipe du théâtre, talkie walkie à la ceinture et plan de soirée en main, a veillé au grain toute la nuit et bu le café avec les derniers. 100 personnes étaient encore là à l’aube pour Madame Bovary et une cinquantaine à la Symphonie ménagère qui a bouclé la nuit par un bal techno avec le public déchaîné dans le parking.

Maïa Bouteillet

Programme 12e édition

Nuit de la Marionnette

Cet enfant

Le Banquet

Nosferatu

Mon père, ma guerre

Être, Peut-être