Issy-les-Moulineaux

Papa est en bas

Christophe Roche / Cie La Clinquaille

samedi 19 mars 11h & 17h | dès 2 ans

Ce soir là, papa est en bas, dans le laboratoire de sa drôle de chocolaterie. Il vient d’endormir son enfant dans la pièce voisine. Il range et nettoie les ustensiles, vérifie le chocolat qui fond dans la casserole. Comme il est tard, il somnole et s’endort.
Soudain le petit monde de la cuisine s’anime. Les moules de poules défilent jusqu’à la
casserole de chocolat chaud. Tout se remet en marche. Papa fabrique une poule avec une machine bizarre. Comme elle s’ennuie et rêve d’amour, il lui fait un beau coq, tout de chocolat blanc vêtu. L’histoire peut commencer. Ces deux voisins cohabitent, tentent de faire connaissance. Mais leur différence est si grande… Papa est fort chagriné. Comment va naître l’amour entre ces deux là ? Vont-ils oser ?
Et puis... un œuf ! Un beau petit œuf en chocolat. Quelle surprise ! Ni l’un ni l’autre ne
peuvent l’abandonner là. Et cet œuf qui grandit, grandit encore. Comme un ventre de
femme qui s’arrondit, il faut le choyer, le préserver. Et il grossit, grossit encore. Tant et si bien que pour le déplacer, il faut déployer des trésors d’ingéniosité. Quel mystère ! Que peut-il contenir ? Des poussins ?

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durée 40 min
Idée originale et interprétation Christophe Roche | Mise en scène Alban Coulaud | Marionnettes Judith Dubois | Musiques Christophe Roche | Création lumière Ludovic Charrasse | Administration Nolwenn Yzabel

› Le Temps des Cerises | Issy-les-Moulineaux

Mamie Rôtie

Yvan Corbineau | Compagnie le 7 au soir

1 & 2 avril | ven, sam 20h | dès 8 ans

VIDÉO DE MAMIE RÔTIE



C’est l’histoire d’une mamie qui est toujours dans son lit. Elle est racontée par « l’autre » et lui, quand il vient la voir, dans la chambre, il s’ennuie. Alors il fait des choses pour la distraire et se pose beaucoup de questions : comment sa grand-mère est-elle devenue la fameuse Mamie rôtie ? Que se passe-t-il dans sa tête à elle qui ne parle plus ? Pour nous raconter au mieux la mamie, il se munit d’une trompette, de cartes postales, de chansons bizarres, de poèmes (petits)… et de tout un tas d’objets qui s’animent par-ci par-là. Mamie rôtie, c’est aussi l’histoire d’un auteur qui voyage dans sa tête et dans celle de sa grand-mère coincée dans son lit et qui décide de s’en amuser le plus sérieusement possible.

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costume et couture Sara Bartesaghi-Gallo | scénographie et visuel Zoé Chantre | texte et jeu Yvan Corbineau | manipulation d’objets Balthazar Daninos | regard extérieur Elsa Hourcade | lumières et régie Thibault Moutin | musique et son Jean-François Oliver | production Agnès Carré | diffusion Christelle Lechat

Mamie rôtie : la bienveillance faite spectacle

L’histoire d’une mamie en fin de vie narrée par son petit-fils avec pudeur, humour et objets animés.

Qu’elle est attachante cette Mamie rôtie. C’est un peu notre mamie à tous. Comme on ne la voit pas — on la devine seulement, dans son petit lit, sous le grand drap blanc qui respire — on lui substitue aisément la nôtre. Et on aurait bien aimé avoir la délicatesse d’Yvan Corbineau, acteur et jeune homme sensible qui accompagna sa grand-mère à la mort plusieurs mois durant et qui, en poète, écrivit, lors de ses stations à son chevet, des messages, des historiettes, des chansons, des cartes postales et des petits bouts de textes épars sur la famille, la maladie, la fin de vie et sur ce qui se passe dans la tête de quelqu’un qui n’a plus la parole.
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Résultat : des phrases musicales et joueuses comme des ritournelles d’enfants, aussi courtes que le temps était long, aussi légères que l’exigeait la gravité de la situation, des coq à l’âne pleins de fantaisies et, au final, un spectacle plein d’humanité qui donne à rire en même temps qu’à pleurer.
Le vide, l’étrangeté qui s’installe ainsi entre deux personnes, pourtant proches, lorsque l’une est presque sortie de la vie, la fragilité du corps tenu par un dernier souffle, la disparition … Cette triste histoire pourrait s’avérer pesante si le regard qu’Yvan Corbineau nous invite à porter n’était plein d’une innocente évidence, sacrément humain parce que sans tabou et heureusement farfelu, proche de celui des petits enfants lorsqu’ils demandent à un tout vieux s’il va bientôt mourir. C’est pas triste Mamie rôtie, c’est la vie, et c’est même plein de drôleries.

D’abord publiés par un Thé chez les fous en 2011, ces fragments ont connu une première vie sous forme de lecture avec accompagnement musical, puis, l’idée est venue d’en faire un spectacle. Avec ses amis de la compagnie du 7 au soir (fondée après l’école du TNS) et ceux des Ateliers du spectacle (la même bande que le T de N-1) Yvan Corbineau a trouvé la juste forme, la bonne distance et la belle légèreté du théâtre d’objet qui apporte ce qu’il faut de jeu bricolé et de décalage là où les mots affrontent la réalité toute crue.
Au passage, le jeune auteur et fondateur de l’ANP, l’agence nationale pour la poésie, adresse au poète Charles Pennequin un petit signe fraternel.

Maïa Bouteillet

› Halle des Epinettes | Issy-les-Moulineaux