Jeu

cie A kan la Dériv’ | dès 3 ans

dimanche 8 mars à 10h & 11h15 | Le Temps des Cerises

L’ORDRE DES CHOSES

Un spectacle qui dédramatise la différence et valorise l’imaginaire.
Quand il n’est pas sur scène, en compagnie de Johanny Bert, en tant que manipulateur dans Hen — sulfureux cabaret marionnettique pour adultes, à découvrir absolument lors de La Nuit de la marionnette —, le jeune artiste Anthony Diaz s’adresse aux tout-petits avec Jeu. Un joli spectacle de poche, inspiré de l’expérience douloureuse du metteur en scène dont la scolarité a été jalonnée de difficulté. Un spectacle joyeux qui dédramatise la différence et en fait une richesse plutôt qu’un handicap.
À la fin de Jeu, on découvre que le jeune héros, Basile, a des problèmes avec les lettres. Il peine à les mettre dans l’ordre, cela l’angoisse. Sa première journée d’école se transforme vite en cauchemar. Basile est dyslexique. Mais ce que l’on voit surtout, ce qui fait rire les enfants tout au long du spectacle, c’est un petit garçon à l’imagination débordante pour qui, du lever au coucher, tout est prétexte à jeu : sa brosse à dent devient une épée, sa tasse de chocolat une longue vue, sa couette de lit une mer, etc. Et tout cela agace fortement son papa qui ne voit que l’heure qui tourne et le retard qui s’annonce.
Les scènes de la vie ordinaire qui composent Jeu sont racontées très simplement, au fil de tableaux rapides comme des esquisses : quelques accessoires à haute valeur signifiante (une cravate pour le papa, un cartable pour l’enfant), un décor en kit qui se transforme au fil du spectacle, le rythme est soutenu, les images très parlantes… porté par le travail des manipulateurs (Anastasia Puppis et Vincent Varène) fluide et précis dans un espace pourtant étroit. Deux têtes, une petite, une grande, façonnées a la hâte, blanches et neutres comme des masques, font office de personnages. Les personnages n’ont pas de corps, il n’y a que la main du marionnettiste qui les fait tenir. Aux spectateurs d’imaginer le reste. On en revient à la base de la marionnette et à son pouvoir de suggestion.

Maïa Bouteillet


C’est l’histoire de Basile, un enfant à l’imagination débordante, qui se confronte à la réalité d’un premier jour d’école. Comment gérera-t-il sa différence ? Parviendra-t-il a en faire une force ?


« TT - On aime beaucoup /
Dès son réveil, Basile joue. Se lever, prendre son petit déjeuner, se laver les dents, partir pour l’école, apprendre l’alphabet, tout dans le quotidien de ce petit garçon est prétexte à s’inventer un monde fabuleux. Et si l’imagination était nécessaire à cet enfant différent ? Avec ce spectacle visuel, Anthony Diaz met en scène ses difficultés de « dys ». Il y évoque les troubles d’apprentissage et de l’attention d’un enfant dyslexique, sans pesanteur, et valorise (ou remet à sa juste place) le pouvoir de l’imaginaire. Pour raconter cette histoire sans paroles, deux comédiens manipulent un ensemble de cubes mobiles, créant supports et décors, ainsi que des objets et des masques formant les marionnettes (l’enfant et les adultes, père et maître d’école). Des scènes de la vie de tous les jours qui se confondent avec celles, abstraites, de la rêverie, entre douceur et obstacles à surmonter. » Françoise Sabatier-Morel - Télérama



mise en scène, écriture, construction, scénographie Anthony Diaz
dramaturgie Amel Banaïssa
jeu, manipulation Anastasia Puppis et Vincent Varène
composition musique Alice Huc
scénographie, construction décor Grégoire Chombard

durée 35 min