› Malakoff

Frankenstein

cie Karyatides | d’après Mary Shelley

10 › 12 mars | Théâtre 71 | mar 20h30 | mer, jeu 19h30

Proposer les grands mythes sur un plateau de théâtre, raconter beaucoup avec peu, tel est le credo de la compagnie Karyatides. Cette nouvelle adaptation révèle un art de la synthèse où deux comédiens racontent, incarnent, évoquent et donnent vie à une galerie de figurines et d’objets pour faire vivre les figures marquantes du roman de Mary Shelley. Dans ce Frankenstein, Victor se rappelle son existence gâchée par l’ambition d’insuffler la vie à des cadavres. Une version poétique, accompagnée par une pianiste et une chanteuse, qui garde toute sa portée fantastique, morale, politique et scientifique.


réservation en ligne



d’après le roman de Mary Shelley
mise en scène Karine Birgé
dramaturgie Félicie Artaud et Robin Birgé
avec Cyril Briant, Marie Delhaye et Karine Birgé (en alternance), Virginie Léonard et Lisa Willems chant (en alternance), Kevin Navas et Thomas Eeckhout piano (en alternance)
création sonore Guillaume Istace
création lumière et coordination technique Dimitri Joukovsky
collaboration technique Karl Descarreaux
scénographie et costumes Claire Farah
confection costumes Camille De Veaux de Sancy
constructions Sébastien Boucherit, Claire Farah, Joachim Jannin et le Théâtre de Liège
peinture Eugénie Obolensky
régie Karl Descarreaux et Dimitri Joukovsky (en alternance)
illustrations et graphisme Antoine Blanquart
production Élodie Beauchet et Camille Grange
diffusion Cécile Maissin

durée 1h15

production cie Karyatides
coproduction La Monnaie/De Munt, Théâtre de Liège, festival Mondial des Théâtres de Marionnettes, Le Sablier – Pôle des Arts de la Marionnette en Normandie, Le Trident – SN de Cherbourg, Le Centre Culturel – Dinant, Le Théâtre La Montagne Magique, Pierre De Lune & La Coop Asbl
avec le soutien de L’Hectare – SC, De Shelterprod, Taxshelter.Be, Ing et du Tax-Shelter du Gouvernement Fédéral Belge
avec l’aide du Ministère de La Fédération Wallonie Bruxelles – service du théâtre


RUINE DE L’ÂME

Révisez vos classiques ! Tel est le crédo de la compagnie des Karyatides qui, après Madame Bovary et les Misérables, s’attaque à l’œuvre complexe de Mary Shelley.

« Ceci est mon testament » : par ses mots désespérés, Frankenstein, les yeux fous, échevelé, introduit le récit de sa dérive. Quelques notes de piano donnent le ton. On le voit, Karine Birgé et Marie Delhaye s’intéressent davantage au côté mélancolique, sombre et philosophique du roman plus qu’à son versant horrifique. Au centre du spectacle qui mêle opéra et objets, les errements scientifiques sans conscience de Victor Frankenstein, l’impuissance de l’homme face à la mort, plutôt que les crimes de sa créature.

Celle-ci est d’ailleurs toute petite sur le plateau des Karyatides, une pauvre poupée mécanique souffrante dont la (re)naissance constitue l’un des moments forts du spectacle. Avec cette manière bien à elles, que l’on retrouve d’un spectacle à l’autre — héritée sans nul doute de leur bonne fée Agnès Limbos de la Gare centrale qui les prit un temps sous son aile — les deux artistes se jouent des échelles, au plus près du public, mêlant jeu d’acteurs sans faille et objets manufacturés chinés ici ou là et manipulés sur table.
Choisis avec soin, ils sont hautement signifiants : ainsi Victor Frankenstein est matérialisé par un buste de plâtre tout comme ses confrères de l’académie des sciences. Manipulés par une actrice — tandis qu’Elisabeth, la sœur de Victor, est interprétée par un acteur — ils nous rappellent combien cet univers était exclusivement masculin et combien l’autrice, Mary Shelley, qui écrivit Frankenstein en 1816, était une exception. Une voix féministe précoce que les filles des Karyatides ont à cœur de faire entendre à travers son personnage de Victor. Présence tutélaire, une chanteuse lyrique incarne la mère protectrice et aimée, disparue trop tôt, dont le chant douloureux et puissant résonne par delà la mort aux oreilles de Victor.
Marqué par la mort de l’être cher (Shelley elle-même fut frappée par de nombreuses pertes), le jeune homme se prend à rêver de ressusciter les morts sans craindre, tel Prométhée, de se mesurer à dieu. C’est ainsi qu’il entreprend de déterrer des cadavres et d’en trafiquer les cellules.

Sciences sans conscience… les aigles planent. Malheur à celui qui croit pouvoir manipuler la vie. Les questions d’éthique soulevées par Frankenstein trouvent toutes un écho aujourd’hui. Faut-il ou non s’approcher du feu ? « Il n’y a pas de lois divines, il n’y a pas de lois immuables, elles sont humaines et elles n’éclipsent en rien notre responsabilité ». Un testament à méditer.

Maïa Bouteillet

Le Bal marionnettique [coproduction et création pour les 20 ans du festival MARTO !]

Les Anges au Plafond

samedi 14 mars à 20h30 | Théâtre 71 | échauffement 19h30

Les coulisses du bal | images Maïa Bouteillet & montage Elsa Quinette


Teaser du Bal marionnettique | images Maïa Bouteillet & montage Elsa Quinette


Cortinas, les coulisses de l’imaginaire | élèves de Diplôme National des Métiers d’Art et du Design section Images et animations documentaires de l’École Estienne


Pratiquement nés au festival il y a 20 ans, Les Anges au Plafond font tourbillonner cette édition anniversaire avec un bal marionnettique inédit.

Les Anges et MARTO !, c’est une longue histoire. C’est même là, lors de la première édition, que Camille Trouvé, alors toute jeune marionnettiste au sein de la compagnie Les Chiffonnières, a rencontré Brice Berthoud, lui même acteur chez Flash marionnettes. Depuis, couvés par le Théâtre 71 de Malakoff, ces deux là ont présenté la plupart de leurs spectacles au festival. C’est donc assez naturellement que le collectif s’est tourné vers eux pour inventer l’événement de la vingtième édition.
À cette carte blanche, ils ont répondu par un projet un peu fou, jamais expérimenté auparavant, celui d’envoyer valdinguer gaiement le 4e mur pour faire danser ensemble spectateurs et marionnettes dans un joyeux grand bal aux sonorités latines. Projet immersif donc, qui a y regarder de plus près, n’arrive pas par hasard. Que l’on se souvienne d’Au fil d’Œdipe ou Des mains de Camille avec leurs gradins incluant le public dans l’espace scénique. Voilà un moment que les Anges cherchent à changer le rapport scène salle. Au bal donc, il n’y aura plus ni spectateurs ni acteurs ni marionnettes, ni pros ni amateurs mais, on l’espère, une foule dansante et heureuse de danser.
Qui dit bal dit musiciens, dit costumes, dit danseurs… Depuis l’automne, la Fabrique des Arts, annexe du Théâtre 71, accueille une véritable ruche pour fabriquer les marionnettes, les costumes, les masques, les musiques et les danseurs. Une quarantaine de petites mains — étudiants en arts, artistes complices, stagiaires, etc… — sont venues prêter main forte à l’équipe de Camille Trouvé, Brice Berthoud et Jonas Coutancier, devenu lui aussi, au fil des ans et des projets, un ange de premier plan. A leurs côtés aussi, la marionnettiste israélienne Yael Rasooly (La Maison près du lac, c’est elle) qui pour l’occasion se fait chanteuse aux inspirations argentines, avec l’Ensemble 2e2m dirigé par Fernando Fiszbein.
Inspiré tout à la fois du carnaval, du tango argentin, du culte des morts au Mexique et de sa figure tutélaire, Frida Kahlo, ce bal implique le public dès sa préparation car dans la foule des danseurs il y aura des « barons », formés lors de masterclasses,. Ces compères en connivence avec les artistes seront chargés d’entraîner la foule sur le dancefloor. « Si vous ne savez pas, les marionnettes, elles, savent » leur a répété Camille tout au long des séances de préparation où l’on a vu des ados, des plus âgés, des hommes, des femmes, de toutes provenances, de toutes corpulences, faire les sauvages sous d’incroyables masques façonnés par les artistes de la Briche foraine et se lâcher, parés d’ailes ou de becs colorés, dans des parades amoureuses alors qu’ils ne se connaissaient pas l’instant d’avant. Une initiation collée serrée à la marionnettes et à la danse dans le même élan, mais surtout beaucoup de plaisir.
Gageons que ce bal endiablé fera des émules !
Maïa Bouteillet


Lorsqu’on survit à 20 coups de MARTO !, il en reste quelques séquelles, à commencer par un comportement qui consiste à créer un spectacle pour aucun public. Le collectif MARTO ! a confié à la folie créatrice des Anges au Plafond le soin de le réaliser et à inventer un bal marionnettique dont vous êtes les acteurs. Sagement suspendues, des marionnettes à taille humaine et un tas d’objets à manipuler vous attendent, dans un univers festif et légèrement lugubre évoquant les fêtes du Dia de los Muertos. Venez en noir, on vous offre la couleur et des surprises !


réservation en ligne


mise en scène Brice Berthoud
avec les marionnettistes Camille Trouvé, Jonas Coutancier, Yaël Rasooly et les musiciens de l’Ensemble 2e2m
construction des marionnettes Amélie Madeline, Camille Trouvé, Jonas Coutancier aidés par François Martinier de l’ESAT de Plaisir
création costumes Séverine Thiebault et Barbara Tordeux aidées de Catherine Fournier de l’ESAT de Plaisir
création lumières Nicolas Lamatière
création sonore Yannick Le Gall
régie Philippe Desmulie
avec… Los invitados excepcionales !

durée 1h30

production Les Anges au Plafond
coproduction association MARTO !, Théâtre 71 – SN de Malakoff, le Tangram – SN d’Evreux-Louviers, Théâtre Jean Arp – scène territoriale pour les Arts de la marionnette, le théâtre d’objets et autres formes mêlées de Clamart, l’Entracte – SC de Sablé sur Sarthe, Centre culturel Jacques Duhamel – Vitré
avec le soutienRégion Île-de-France, de la Ville de Malakoff, du Théâtre Eurydice – ESAT de Plaisir

Les Anges au Plafond sont artistes associés à la maisondelaculture de Bourges – Scène nationale, en compagnonnage avec le Théâtre 71 – SN de Malakoff et La Maison des Arts du Léman – SC de Thonon-Evian-Publier,
conventionnés par le ministère de la Culture – Drac Île-de-France, au titre des Compagnies et Ensembles à Rayonnement National et International (CERNI) et soutenus par la Région Île-de-France et la Ville de Malakoff


Tournée MARTO !
dimanche 8 mars à 17h | Théâtre Jean Arp (hors les murs : salle des fêtes) | échauffement 16h


Depuis 5 ans le Théâtre Eurydice sauvegarde (TE’S) et le Théâtre Jean Arp de Clamart (TJA) mènent un partenariat soutenu par la Drac Île-de-France pour apporter une aide financière (coproduction) et matérielle (apport en industrie) aux compagnies marionnettiques.
C’est dans ce cadre que la création du Bal marionnettique a été soutenue de manière substantielle.
Le TE’S, s’est chargé de trente tirages d’après moules fournis (quinze femmes et quinze hommes en latex et mousse expansée) et a réalisé dans son atelier costumes 45 jupes, 15 pantalons et 35 boléros pour près de 150 heures de travail effectuées par des couturières en situation de handicap.
Par ailleurs, les deux structures soutiennent le projet d’une toute jeune professionnelle Ornella Amanda. Le TE’S devient producteur exécutif pour sa prochaine création D’Amour et d’écume présentée à La Nuit de la marionnette.

Salut public [création pour les 20 ans de MARTO !]

aalliicceelleessccaannnnee& ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii | en collaboration avec Samuel Beck

Samedi 14 mars à 15h & 17h45 | La Fabrique des Arts Malakoff

images, son et vidéo Maïa Bouteillet montage Elsa Quinette

LE CAS GUIGNOL

Invité à créer une forme courte pour les 20 ans du Festival MARTO !, le duo Alice & Sonia propose un retour aux fondamentaux. Malicieux !

Guignol, donc ; l’illustre nom est lâché. Comme un pied de nez aux théâtres commanditaires qui s’échinent depuis 20 ans à convaincre le public, que : non, la marionnette ce n’est pas que pour les enfants. En fait, Guignol, quand il est né, en 1808, au lendemain de la Révolution, comme Alice et Sonia se chargent de nous le rappeler, n’était pas non plus destiné à faire rire les enfants.
Ici, le castelet est une sorte de plateau télé — il y a même la plante verte — et le ton, celui de la vraie fausse conférence.
A l’ordre du jour, les questionnements de l’association Public vigilant autour du patrimoine marionnettique. Bref, un décryptage de la figure de Guignol, à l’appui d’extraits vidéo, d’une pseudo experte en psychiatrie censée analyser la violence inhérente aux aventures du pantin lyonnais et de scènes d’anthologie jouées en direct par un authentique marionnettiste. Samuel Beck, un pro de la gaine passé par le Théâtre aux Mains Nues (où le spectacle a d’ailleurs été répété) et par l’École nationale supérieure des arts de la marionnette de Charleville Mézières, qui, tout en servant le propos très pince-sans-rire de ses comparses, offre quelques passages de Guignol très joliment tournés.

Alice et Sonia nous suggèrent-elle que le public serait passé du côté du gendarme ? L’ancienne icône Guignol est désormais montré comme un personnage dangereux, une forte tête, corruptrice de la jeunesse, « un pervers narcissique ». D’ailleurs Public vigilant (dont le logo à l’œil bien ouvert n’est pas sans rappeler celui de Voisins vigilants) nous alerte : « les enfants exposés trop longtemps aux spectacles de Guignol encourent des risques ».
En quoi cette fameuse marionnette-ci (la marionnette en générale) est-elle tellement subversive ? En endossant les habits de la société répressive, guillotine à l’appui et ton sentencieux, les deux artistes questionnent aussi nos dérives contemporaines. Le final, où Guignol serait soluble dans le gendarme et inversement, en donne toute la mesure.

Les deux jeunes femmes, qui se sont rencontrées aux Beaux Arts de Paris, et œuvrent ensemble depuis 2010 entre arts visuels et arts vivants, entretiennent un rapport clairement politique à la représentation mais toujours assez décalé, bien que clairement annoncé dans des titres littéralement programmatiques.

Maïa Bouteillet


Comment fêter 20 ans de marionnettes sans inviter Guignol ? Certes, il est insupportable, sa présence suffisant à hystériser un public d’enfants. Certes, il est également violent, son principal hobby consistant à humilier le Gendarme, à l’aide de son fidèle bâton. Cela suffirait largement à justifier son incarcération…
ou son internement. Mais à l’âge de 212 ans, Guignol a gagné en maturité, et il est donc prêt à faire son propre bilan, calmement. De la Révolution française à La Reine des neiges, en passant par l’histoire de la psychiatrie et Le Gendarme à Saint-Tropez, il sera enfin possible pour le public (adulte) de découvrir la véritable histoire de ce personnage mythique et, qui sait ? D’en tomber littéralement amoureux.

> entrées libres sur réservation


Tournée MARTO !

6 MARS THÉÂTRE DE CHÂTILLON | SAM 18H30 & 21H
11 MARS UNIVERSITÉ PARIS NANTERRE | MER 12H30 & 14H
13 MARS EN PARTENARIAT AVEC LA PADAF (PLATEFORME DES ACTEURS DE DEMAIN), UN SITE DE PLATEAU URBAIN | ANTONY
14 MARS LA FABRIQUE DES ARTS | MALAKOFF | SAM 15H & 17H45
› entrée libre sur réservation auprès des théâtres



idée originale et texte aalliicceelleessccaannnnee&ssoonniiaaddeerrzzyyppoollsskkii
interprétation et mise en scène Samuel Beck, Sonia Derzypolski, Alice Lescanne
décor, marionnettes et accessoires Pauline Kocher et Romain Landat
regards extérieurs Renan Carteaux, Simon Delattre

Durée indicative 45 min

production festival MARTO ! et Théâtre de Châtillon

Le cadeau des Anges

Le Bal marionnettique

8 & 14 mars | Clamart et Malakoff

Pratiquement nés au festival il y a 20 ans, Les Anges au Plafond font tourbillonner cette édition anniversaire avec un bal marionnettique inédit.

Les Anges et MARTO !, c’est une longue histoire. C’est même là, lors de la première édition, que Camille Trouvé, alors toute jeune marionnettiste au sein de la compagnie Les Chiffonnières, a rencontré Brice Berthoud, lui même acteur chez Flash marionnettes. Depuis, couvés par le Théâtre 71 de Malakoff, ces deux là ont présenté la plupart de leurs spectacles au festival. C’est donc assez naturellement que le collectif s’est tourné vers eux pour inventer l’événement de la vingtième édition.
À cette carte blanche, ils ont répondu par un projet un peu fou, jamais expérimenté auparavant, celui d’envoyer valdinguer gaiement le 4e mur pour faire danser ensemble spectateurs et marionnettes dans un joyeux grand bal aux sonorités latines. Projet immersif donc, qui a y regarder de plus près, n’arrive pas par hasard. Que l’on se souvienne d’Au fil d’Œdipe ou Des mains de Camille avec leurs gradins incluant le public dans l’espace scénique. Voilà un moment que les Anges cherchent à changer le rapport scène salle. Au bal donc, il n’y aura plus ni spectateurs ni acteurs ni marionnettes, ni pros ni amateurs mais, on l’espère, une foule dansante et heureuse de danser.
Qui dit bal dit musiciens, dit costumes, dit danseurs… Depuis l’automne, la Fabrique des Arts, annexe du Théâtre 71, accueille une véritable ruche pour fabriquer les marionnettes, les costumes, les masques, les musiques et les danseurs. Une quarantaine de petites mains — étudiants en arts, artistes complices, stagiaires, etc… — sont venues prêter main forte à l’équipe de Camille Trouvé, Brice Berthoud et Jonas Coutancier, devenu lui aussi, au fil des ans et des projets, un ange de premier plan. A leurs côtés aussi, la marionnettiste israélienne Yael Rasooly (La Maison près du lac, c’est elle) qui pour l’occasion se fait chanteuse aux inspirations argentines, avec l’Ensemble 2e2m dirigé par Fernando Fiszbein.
Inspiré tout à la fois du carnaval, du tango argentin, du culte des morts au Mexique et de sa figure tutélaire, Frida Kahlo, ce bal implique le public dès sa préparation car dans la foule des danseurs il y aura des « barons », formés lors de masterclasses,. Ces compères en connivence avec les artistes seront chargés d’entraîner la foule sur le dancefloor. « Si vous ne savez pas, les marionnettes, elles, savent » leur a répété Camille tout au long des séances de préparation où l’on a vu des ados, des plus âgés, des hommes, des femmes, de toutes provenances, de toutes corpulences, faire les sauvages sous d’incroyables masques façonnés par les artistes de la Briche foraine et se lâcher, parés d’ailes ou de becs colorés, dans des parades amoureuses alors qu’ils ne se connaissaient pas l’instant d’avant. Une initiation collée serrée à la marionnettes et à la danse dans le même élan, mais surtout beaucoup de plaisir.
Gageons que ce bal endiablé fera des émules !
Maïa Bouteillet